Après avoir visité plusieurs dizaines de sites on peut se demander quelle est la
tendance en design actuellement et surtout vers où se dirige-t-on ? Cette
question n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît et il semblerait qu'en fait
elle soit sans objet, comme l'article suivant va vous démontrer.
Après
avoir étudié la vie de plusieurs centaines de sites au cours des dernières
années, force est de constater qu'il n'y a eu aucun changement, aucune
innovation en terme de design au cours des 18 ou 24 derniers mois. Ce fait est
d'autant plus surprenant qu'il est désormais possible d'établir un cycle
concernant le design des sites.
Les nouveaux sites, qu'ils soient
professionnels ou personnels semblent tous - je sais que l'on peut toujours
trouver le contre exemple, si le "tous" vous gène, mettez "la majorité" à la
place - débuter de la même façon. La première version d'un site est toujours à
la recherche du "cool" et du "sympa". Le degré de "coolitude" étant mesuré par
le nombre d'applets Java, de scripts JavaScript, de boutons clignotants et de
couleurs dignes du Carnaval de Rio sur la page d'accueil.
Des points
supplémentaires sont accordés pour les pages d'introduction en Flash, les fonds
d'écran répétant à l'infini le logo de l'entreprise, les images de plus de 100
Ko et le fichier musical MIDI ou le WAV de 500 Ko. Si de plus, le site a été
réalisé par un stagiaire ou le cousin du dirigeant, vous êtes sûr d'exploser le
niveau de "coolitude".
Vous arriveriez exactement au même résultat en ne
considérant que la complexité de navigation, l'impossibilité de trouver
l'information que vous chercher et le rapport (ou l'absence de rapport) entre le
contenu du site et l'image de la société. Voulez-vous vraiment que le site de
votre fournisseur de seringues soit "cool"?
Ensuite vient la phase du
projet. Le déclencheur est la découverte que personne ne visite d'autre page que
l'accueil du site, que les commandes sont réduites à zéro et que les seuls
messages reçus depuis le Web proposent de gagner $250 000 en trois jours, sans
travailler, ni investir.
Bref, la décision est prise de faire appel à
une personne pour régler les problèmes causés par la personne précédente. Selon
le choix fait à ce niveau, le site prendra différentes orientations.
Une
des possibilités est de demander à un graphiste, plus onéreux et si possible
sans relation familiale avec le PDG, de repenser le site. Il identifiera
immédiatement le problème comme étant la faute du "designer sans qualification
ni expérience que vous aviez embauché précédemment". La solution passera par une
nouvelle mise en page et de nouveaux graphiques, plus nombreux, plus brillants,
plus contrastés... Le résultat vous aveugle même avec des lunettes de soleil et
le moniteur éteint.
Une autre approche est de demander à un responsable
informatique de prendre en main le développement du site. Le résultat sera des
semaines ou des mois de programmation dans tous les langages de l'univers, une
ou plusieurs bases de données et des cookies un peu partout. Enfin un site
éblouissant et impressionnant.
D'ailleurs tout le monde est subjugué par
les talents de l'équipe informatique, tout le monde sauf les visiteurs qui ne
trouvent toujours rien et n'ont pas la réponse à leurs questions.
Une
fois ces deux étapes franchies, successivement ou non, le scénario que nombre de
sociétés mettent en oeuvre est tout simplement de "laisser tomber Internet et
ses promesses non tenues". Celles qui décident de poursuivre leurs efforts
décident de s'attaquer au problème et de le résoudre.
On arrive ainsi à
la version finale du site, mise en place par un mix de graphistes, de
programmeurs, de personnes du marketing et quelques experts qui ont réellement
de l'expérience et des références sérieuses derrière eux.
L'utilisateur
découvrira alors un site à la navigation simple et fonctionnelle, des images
rapides à charger et pertinentes et du contenu, encore du contenu et toujours du
contenu de qualité.
Et finalement ce site fera un carton parce qu'il
délivrera ses promesses: de l'information facilement accessible, présentée dans
un environnement professionnel par une société qui se soucie de ses utilisateurs
et clients.
"Maxime Grandchamp est co-fondateur de Marketing Internet,
site proposant des articles, livres et outils gratuits sur la marketing en
ligne. Abonnez-vous aux Chroniques et recevez chaque semaine des articles
inédits. Visitez Marketing Internet, pour d'autres articles."
écrit par Maxime Grandchamp Webmaster de
et de
et plus de 10 autres sites
pour aider les webmasters !
|